Mercredi 20 septembre 2006
Quelquez'uns de mes z'amis virtuels ont ouvert à leur tour un blog sur over-blog, j'ai donc rajouté les liens dans la colonne de gauche et j'en profite pour vous les présenter...
- Papa Noël, qui lutte contre les arnaques sur le net : scams (faux héritages venus d'Afrique ou d'ailleurs), phishing (tentative de vol de code d'accès : code e-bay, code de carte bleue...) et autres ventes illégales ou frauduleuses (vente pyramidale, vente à prix cassés,...)
- La barque de Kerinel, un autre marin du
Phare et de Hoaxbuster...
Par Paléonora - Publié dans : Extra frais
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Mardi 29 août 2006
Voilà, ça y est, le mois d'août est quasiment fini et les vacances aussi. Retour au labeur, sous la pluie et dans la froidure, quelle joie...

En plus, ô surprise lors de mon retour sur mon blog : pour télécharger des images, voilà que mon hébergeur a changé de système et qu'il faut désormais disposer d'un plugin java que je ne peux pas (et ne veux pas) installer sur mon ordi. Moralité, impossible de télécharger de nouvelles images, et notamment celles de ma rando de cet été : une superbe balade de 6 jours dans le Jura côté suisse et plus précisément dans le massif du Noirmont, qui domine la rive nord du lac Léman, au dessus du Lausanne. Des endroits où j'avais souvent été marcher plus jeune, sur une journée, mais que je n'avais jamais traversés ainsi du nord au sud.

Voilà qui va sans doute accellérer la migration définitive de mon nid sur le Phare...

Allez, bonne rentrée à tous, et bon courage surtout !
Par Paléonora - Publié dans : Darnes de vie
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Mardi 11 juillet 2006
Mi-figue mi-raisin : quelle qu'aurait été l'issue de cette finale de Coupe du Monde, c'est le titre que j'aurais donné à cet article car c'est mon sentiment prédominant depuis la fin des prolongations de la finale France-Italie.

La rencontre a été belle, il faut le reconnaître : une partie de haut niveau, très disputée, avec des joueurs de qualité et de belles actions, malgré un nombré élevé de fautes non sifflées par l'arbitre pour les deux camps. Le match était très équilibré, et à mon avis les deux équipes méritaient de l'emporter malgré la domination française en fin de partie et malgré les occasions en or de Zidane et de Ribéry au début des prolongations. Il était somme toute assez logique d'en venir aux tirs au but, et à partir de là on tombe dans la loterie : si le tir de Trézeguet avait rebondi 10 cm plus loin, nul ne sait combien de temps aurait duré la séance de pénalties et qui aurait flanché le premier. C'est l'Italie qui a gagné, tant mieux pour elle, cela aurait pu être la France, mais les Bleus n'ont pas démérité et nous ont offert un beau parcours auquel peu de gens s'attendaient et dont on ne peut que leur être reconnaissant.

Et puis à côté de ce bilan plutôt positif, il y a évidemment le point noir, celui de l'accrochage entre Zidane et Materazzi. Le joueur italien n'est certes pas un saint, plutôt une brute épaisse peu aimée dans le championnat italien, coutumier des fautes dangereuses et collectionneur de cartons. Nul doute que ses paroles envers le capitaine des Bleus auront été inacceptables, mais quelle qu'en soit la teneur exacte la réaction de Zidane est, elle aussi, inacceptable. La question ici n'est pas celle de "l'image donnée à la jeunesse", encore moins de l'ombre portée à l'icône fabriquée par les médias : quand on joue dans un sport collectif on pense d'abord à son équipe, à plus forte raison lorsqu'on en est est le capitaine, et d'autre part quand on a 34 ans, qu'on est au terme de sa carrière et qu'on connaît aussi bien
le championnat italien, on ne cède pas à la provocation facile d'un personnage comme Materazzi. Le stress, la pression, les multiples coups reçus pendant le match peuvent expliquer l'énervement, mais n'excusent pas le geste. Bien sûr, cela ne retire rien à l'immense talent du joueur, à sa brillante carrière, aux services qu'il a rendus au football et à l'équpe de France, cela n'efface pas non plus sa très bonne prestation dans cette coupe du monde et les brillants gestes techniques dont il a encore fait preuve, notamment face au Brésil. Mais fallait-il pour autant lui décerner le titre de meilleur joueur du tournoi, même si celui-ci lui était sans doute promis depuis le départ ?

Quand à la réaction pitoyable des Français qui passent l'éponge en estimant que son geste est "compréhensible" voire "humain", elle me rappelle ces spectateurs du tour de France 1998, celui de l'affaire Festina, écrivant en masse au Service des Sports de France 2 pour leur demander d'arrêter de parler des histoires de dopage. "Laissez-nous rêver", disaient-il, on préfère tellement avoir la tête dans le sable...
Par Paléonora - Publié dans : Quand la mouette prend sa plume...
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Dimanche 9 juillet 2006

Eh bien ça y est, on y est !! C'est la finale !

Franchement, qui y croyait, il y a encore deux semaines ? Qui croyait que cette équipe de France critiquée, décriée, trop vieille, trop jeune, trop fatiguée, mal entraînée, mal sélectionnée, serait aujourd'hui à quelques heures d'ajouter peut-être une deuxième étoile à son maillot ? Eh bien moi, oui, j'y croyais... Sincèrement, et sans me prétendre Madame Soleil, moi j'y crois depuis le début, je sais qu'on en est capable, je sais que cette équipe, dont les joueurs sont titulaires indiscutables des plus grands clubs européens, a les moyens d'arriver jusqu'au bout et d'offrir à la France son deuxième trophée. Bien sûr, en 2002 et en 2004, déjà, avec les mêmes joueurs appartenant aux mêmes clubs, elle avait déçue en jouant en dessous de ses capacités, tout comme au début de ce tournoi ; pourtant je leur faisais confiance, j'attendais de les voir monter en puissance au fil des matches et montrer toute leur valeur devant les "grandes équipes". C'est ce qu'ils ont fait, et malgré un match beaucoup plus difficile devant une très bonne équipe portugaise, ça y est, on est en finale...

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, on est loin d'être champions du monde, il reste encore un match à jouer contre l'Italie, et pas des moindres. C'est peu de dire que nos voisins transalpins n'ont pas avalé la défaite lors de la finale du Championnat d'Europe 2000, cette égalisation à la dernière seconde des prolongations puis le but en or de Trézeguet alors qu'ils se croyaient déjà vainqueurs, et qu'ils ont une très grosse soif de revanche. Mais les Bleus connaissent très bien les Italiens, une bonne partie d'entre eux fréquentent ou ont fréquenté le Calcio, ils ne partent pas dans l'inconnu. En tous cas, moi j'y crois !  (même si je ne vous cache pas que j'ai quand même un peu la trouille...)

Allez les bleus !!!

Par Paléonora - Publié dans : Quand la mouette prend sa plume...
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Samedi 1 juillet 2006
Aujourd’hui est donc un grand jour pour l’équipe de France de foot et pour ses supporters, puisqu’après un parcours quelque peu chaotique en matches de poule, les Bleus se sont brillamment qualifiés contre l’Espagne en huitièmes de finale, et s’apprêtent à affronter de nouveau le Brésil.

Pour la plupart des gens, France-Brésil c’est la finale de la coupe du monde 1998, au stade de France : la crise mystérieuse de Ronaldo le matin de la rencontre, une équipe brésilienne transparente, les deux buts de Zidane et le troisième de Petit dans les arrêts de jeu, Deschamps soulevant le trophée sous une pluie de confettis dorés et une foule en liesse descendue spontanément dans la rue un peu partout en France, envahissant les Champs-Elysées à Paris. Les sonos diffusaient I will survive de Gloria Gaynor jusqu'à l'overdose, "et un, et deux, et trois zé-ro" était devenu le mot de ralliement général et les ethnologues devaient être ravis de ces démonstrations tribales venues se manifester juste sous leurs fenêtres.

Bien sûr, en 1998 j'étais très heureuse moi aussi, j'avais suivi la compétition de bout en bout à la télévision mais aussi au stade de Gerland, où j'avais assisté à tous les matches, et je n'avais pas manqué d'aller regarder la finale en ville, sur grand écran, écharpe autour du cou et t-shirt bleu-blanc-rouge (celui que je remettrai ce soir), en compagnie de plus d'un millier d'autres personnes. Mais, pour moi "France-Brésil" cela évoque autre chose que cette finale, un souvenir beaucoup ancien, un nom un peu mystérieux aux sonorités étranges : Guadalajara, Mexique, une journée d'été 1986 sous un soleil de plomb au coeur du pays aztèque, à 1550 mètres d'altitude, un match de légende dans l'histoire de la Coupe du Monde et un souvenir d'enfant qui a scellé définitivement mon amour pour le foot.

J'ai 10 ans. Les grandes vacances viennent de commencer et je suis chez ma grand-mère, dans le Jura. Mon petit monde d'alors, c'est d'abord la lecture, beaucoup de lecture, les dessins animés japonais et les séries américaines diffusés à flots sur le petit écran, et puis aussi le foot, un engouement tout récent né de la victoire de l'équipe de France au Championnat d'Europe des Nations en 1984 (les passions naissent toujours dans les victoires) et alimenté par la confection des albums Panini. Je taquine bien le ballon avec mes cousins, de temps en temps, mais je ne m'intéresse pas au championnat de France : l'OL végète alors en 2ème division et mon père, qui adore le foot, est resté nostalgique du Stade de Reims. Mon club à moi, c'est les Bleus : Platini, Giresse, Tigana, Fernandez (le "carré magique"), Battiston, Amoros (venu jouer à Lyon dix ans plus tard), Rocheteau, Bats... Je les connais tous, j'ai leur photo, et je suis même devenue supportrice de la Juventus de Turin (c'est encore le cas aujourd'hui) parce que c'est le club de Platini.

Je suis le Mundial depuis le début : j'ai acheté l'album Panini et une revue qui présente tous les stades, tous les matches, toutes les équipes, tout le programme de la compétition et les statistiques. C'est aussi pour moi l'occasion de découvrir les pays parfois inconnus des autres continents : le Mexique bien sûr, le Paraguay, l'Uruguay, l'Argentine, la Corée du Sud. Je n'ai pas vraiment pu regarder les matches de poule parce qu'il y avait encore l'école le lendemain, mais ils étaient au centre de toutes les conversations à la récréation, et l'on avait droit tous les jours aux comptes-rendus des chanceux qui, eux, pouvaient regarder les matches jusqu'au bout. Au premier tour, la France avait fait un beau parcours contre des équipes relativement modestes, avec deux belles victoires contre le Canada et la Hongrie, ne se faisant accrocher que par une bonne équipe d'URSS terminant première du groupe, au grand dam de ma grand-mère qui aurait quand même préféré qu'on batte les "Soviétiques".
Mais il n'y a pas que la France qui fait la une des médias au seuil des huitièmes de finale. On parle également de l'Uruguay, vainqueur de la première coupe du monde en 1930 et dont on croit voir la renaissance, et surtout de l'Argentine et de son exceptionnel n°10, un certain Diego Maradona, que l'on voit déjà remporter la finale du tournoi. On évoque aussi le parcours valeureux de "petites" équipes que l'on n'attendait pas à ce niveau et qui montrent toute l'étendue de leur talent : la Bulgarie, le Paraguay, le Danemark, qui s'est offert le luxe de terminer première de son groupe devant l'Allemagne, et puis la Belgique, nos gentils voisins belges, emmenés par un certain Enzo Scifo (je ne savais pas alors qu'à plusieurs centaines de kilomètres de là, dans la campagne ardennaise, un petit garçon de mon âge vibrait lui aussi pour son équipe tricolore...). Je connais tous les joueurs dont les noms défilent dans les journaux, Maradona, Burruchaga (Argentine), Baresi, Schillacci (Italie), Vercauteren, Ceulemans (Belgique), Cabañas (Paraguay), Sócrates, Zico, (Bresil), Francescoli (Uruguay), Schumacher, Rummenigge, (RFA), je sais à quelle nation ils appartiennent, leur poste dans l'équipe, combien de buts ils ont marqué. Ma grand-mère m'a acheté la réplique du ballon du Mundial, avec la fameuse frise aztèque qui épouse le contour de ses pièces de cuir, et dans le jardin je refais tous les matches, dribblant les rosiers en fleurs et me jouant de la défense des hortensias, jouant le une-deux avec le mur, concluant mon action d'une magnifique frappe croisée contre lierre me renvoie la balle, ce qui me permet de sauver mon équipe par un arrêt que Bats lui-même n'aurait pas renié. Et si je le rate, alors je me mets à courir les bras en croix, dans l'explosion de joie caractéristique du buteur (de la buteuse ?) qui vient de permettre à son équipe de s'approcher à grands pas de la qualification. Je joue dans l'équipe de France, bien sûr, je viens de remplacer Stopyra en cours de jeu, je distille des passes au millimètre à Platini qui lance Giresse dans le dos de la défense, parfois c'est au contraire Platini qui me permet d'ouvrir le score d'une tête décroisée, quand ce n'est pas Henri Michel qui me met carrément à la place de Bats, blessé en cours de match contre l'Italie.

L'Italie, justement, c'est notre programme pour les huitièmes de finale de ce Mundial, et il s'annonce déjà palpitant, d'abord parce qu'elle a gagné la précédente coupe du monde en Espagne, et ensuite parce que beaucoup de joueurs sont des coéquipiers de Platini à la Juventus de Turin. Les Bleus ont eu une semaine pour le préparer depuis leur dernier match de poule, et moi aussi puisqu'entre temps l'école s'est terminée, et je suis arrivée à temps chez ma grand-mère pour m'entraîner comme il fallait. Après le repas, nous nous installons toutes les deux devant la télévision pour regarder un match magnifique, aussi beau et victorieux que celui que j'avais joué moi-même. Le match se termine par un 2-0 pour la France grâce à Platini (bien sûr) et à Stopyra (que tout le monde disait mauvais), malgré de nombreuses fautes et gestes d'antijeu de la part des tenants du titre, furieux de se faire battre par des Français meilleurs qu'eux alors qu'ils se pensaient au contraire largement supérieurs. Le rendez-vous est pris 4 jours plus tard, le 21 juin, pour un alléchant quart de finale contre le Brésil, à Guadalajara.

Je double mes efforts à l'entraînement pendant les jours qui suivent, le Brésil c'est du costaud, et puis il faut bien patienter en attendant le vrai match. Les reportages à la télé montrent que les Brésiliens prennent cette rencontre comme une formalité : les petits Bleus ont eu la bonne idée d'éliminer un de leurs plus gros concurrents, mais eux ne feront qu'une bouchée de ces européens qui n'ont jamais été très dangereux en coupe du monde. Les Français, eux, y croient, on ne parle que de ça dans la rue, chez les commercants, on commente la blessure de Platini, on parle avec respect et admiration de la Séléçaõ et les moins initiés au ballon rond s'amusent de Socrates, ce brésilien barbu aux cheveux longs qui porte un nom de philosophe.
Et le grand jour finit par arriver. A nouveau, le repas terminé, nous nous installons devant la télévision, ma grand-mère et moi, pour suivre ce nouveau match, et moi je suis dans un état d'angoisse mêlée d'excitation. Il fait une chaleur étouffante à Guadalajara, on le sent à travers la luminosité des images de la télévision, les joueurs transpirent à grosses gouttes sous un soleil de plomb – il est midi au Mexique – et on a beaucoup parlé ces derniers jours de l'altitude à laquelle les Français ne sont pas habitués. Je n'ai que des souvenirs assez diffus de ce match, une suite d'images plutôt que des actions : le Brésil qui marque en premier, peu de temps après le coup d'envoi, moi qui commence à m'inquiéter en me disant que c'est fini. Et puis le jeu qui continue, superbe, des Français qui se battent, l'égalisation de Platini juste avant la mi-temps. Je me souviens d'une pluie d'occasions pendant la seconde mi-temps, d'un match véritablement haletant, d'un Bats exceptionnel, en état de grâce, qui arrête même un pénalty juste avant la fin du match. Je me souviens des prolongations, qui continuent sur le même rythme, et puis surtout de la séance de tirs aux buts, interminable. Le premier tir brésilien de Socrates raté, le tir réussi de Stopyra, pourtant qualifié de "mauvais" par le public français, le but de Bellone qui rebondit sur le poteau puis sur le gardien avant de rentrer dans les cages. Et puis Platini qui loupe complètement sa frappe, la balle qui passe 15 mètres au dessus des cages, le début de la fin... mais non, le tireur brésilien suivant rate lui aussi, sa balle frappe sur le poteau et ressort ! C'est alors que Fernandez s'avance, sûr de lui, ça se lit dans ses yeux, il ne peut pas le rater... il s'élance, tire en force... et marque !! Je le vois encore se mettre à courir comme un fou sur la pelouse, sauter comme un cabri dans tous les sens, foncer vers le banc de touche et se jetter dans les bras de Platoche, dans l'euphorie générale qui s'est emparée de toute la délégation. Et moi aussi je saute de joie, on a battu les Brésiliens, on est qualifié pour les demi-finales, on va peut-être gagner la Coupe du Monde !

Evidemment, on n'a pas gagné la Coupe du monde cette année-là. Ce quart de finale avait épuisé des joueurs en fin de carrière, et quatre jours plus tard la RFA n'eut cette fois même pas besoin d'aller jusqu'aux tirs aux buts pour éliminer la France 2 à 0. Il n'empêche que ce quart de finale France-Brésil reste pour moi LE France-Brésil de l'Histoire, et pour cette raison le match de ce soir, comme celui de 1998, a une saveur vraiment particulière.

J'ai 10 ans. Je sais que c'est pas vrai, mais j'ai 10 ans...

Par Paléonora - Publié dans : Darnes de vie
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Mercredi 28 juin 2006
Bon, j'aurais dû écrire tout cela plus tôt, maintenant vous n'allez plus me croire !

Disons-le tout de suite : je suis enchantée de la qualification des Bleus hier soir, et plus encore de leur prestation. Sérieux, organisés, ils ont bien maîtrisé leur sujet malgré quelques moments "chauds", produit un jeu agréable, et pour finir se sont qualifiés en se montrant meilleurs qu'une équipe d'Espagne qui a joué globalement un ton en dessous. Ils ont rabattu le caquet, et de la plus belle des manières, de tous ceux qui se complaisaient dans la critique facile et stupide contre les "vieux", les "trop jeunes" et leur sélectionneur, dans le secret espoir que les faits leur donnent raison.

Je suis enchantée, donc, mais pas vraiment surprise. Sans me cacher derrière des yeux de Chimène, je me doutais qu'on allait voir une meilleure équipe de France qu'au premier tour, et qu'ils allaient savoir hausser leur niveau de jeu pour passer face une équipe qui s'annonçait nettement plus coriace que les précédentes. Evidemment, après coup c'est facile à dire... Mais pour vous prouver ma bonne foi, je vais reproduire ci-dessous mon opinion telle que je l'avais exprimée auprès de mes amis de la Hoaxteam.

Après le match contre la Suisse, je disais :
C'est vrai que le match n'a pas été follichon malgré quelques occases, mais est-ce qu'on pouvait vraiment espérer mieux ? Au vu des matches de qualif', moi je ne m'attendais pas à ce que l'une des deux équipes se dégage vraiment, c'était typiquement le match piège et ch*** à jouer, et pour finir les Bleus ne s'en sont pas trop mal tirés... Maintenant, moi j'attends de les voir face à la Corée (qui n'est plus aussi forte qu'en 2002) et au Togo : c'est là qu'on pourra vraiment évaluer leur niveau technique et voir s'ils peuvent aller loin. C'est clair que s'ils ne montrent pas un meilleur jeu il y aura de quoi se faire du souci...
Je me trompais sur un point : les Coréens ont joué comme ils l'avaient fait en 2002, eux que l'on disait moins fort depuis qu'ils n'avaient plus le même entraîneur....

Après le match contre la Corée, j'avais écrit :

C'est sûr que c'est rageant de ne pas avoir gagné un match à notre portée, et de s'être fait remonter sur un but complètement naze (le coréen rate son geste et nous on cafouille totalement en défense) pendant la seule période de 10-15 mn au cours de laquelle on s'est vraiment fait dominer et où les Coréens ont été dangereux. Et c'est encore pire de se dire qu'on a marqué un but parfaitement valable, repoussé par le gardien coréen à l'intérieur de ses cages mais que l'arbitre n'a pas vu, et qu'à 2-0 le match n'aurait plus été le même, ni le résultat... ni les articles de la presse et l'opinion des supporters (fortement liés l'un à l'autre, je trouve). Et puis bon, c'est sûr aussi que les joueurs dans l'ensemble cachent bien leur enthousiasme et leur joie de jouer une coupe du monde et de porter le maillot bleu... un excès de de pudeur et de modestie, sans doute... Mais je ne pense pas qu'on puisse pour autant les accuser de manquer d'envie, quand on joue une coupe du monde on a forcément l'envie. Maintenant, moi je trouve qu'ils n'ont globalement pas si mal joué, qu'ils ont eu des moments où ils maîtrisaient vraiment leur match et où ils déroulaient bien, et qu'ils ont montré des choses bien, surtout par rapport au match contre la Suisse. C'est sûr qu'ils n'ont pas été à la hauteur de leurs qualités et de leurs capacités, sinon "on" aurait gagné (alors que là, "ils" ont fait match nul... ;-) ), et qu'ils ont encore des choses à améliorer s'ils veulent espérer aller loin dans la compétition (plus de rythme dans la circulation de la balle et une meilleur maîtrise de la balle elle-même, et puis physiquement, à la fin du match, ils étaient franchement limite... la preuve, Domenech a annulé l'entraînement de lundi pour laisser les joueurs se reposer !!). C'est sûr aussi qu'on ne pourra pas toujours dire que seul le résultat final compte, et qu'il leur faudrait un minimum d'inventivité et d'imagination pour éviter de donner l'impression qu'ils jouent leurs matchs comme d'autres vont au bureau, en attendant les vacances - même si (imaginons) ils jouent enfin à leur niveau normal et remportent tous leurs matchs y compris la finale, moi ça me ferait ch** de gagner la Coupe du Monde comme la Grèce a gagné le Championnat d'Europe, avec efficacité mais sans le moindre gramme de poésie...
Tout ça est vrai, mais pourquoi toujours regarder le verre à moitié vide ? Si contre la Suisse, ils ont été au niveau n, contre la Corée ils ont été au niveau n+1, c'est déjà mieux, attendons de voir s'ils sauront être au moins au niveau n+2 contre le Togo - comme je l'ai déjà dit, il faut voir les matches suivants et évaluer la progression pour juger du niveau d'ensemble avant de se projeter pour la suite...

Le fait est que le match contre le Togo, lui, m'a déçue. Ils n'ont pas atteint le niveau n+2 que j'attendais, mais ont produit le même jeu que face à la Corée, de niveau n+1, et si le résultat a été satisfaisant le reste ne l'était pas. Certes, les Togolais ont joué leur chance et ont eu raison de le faire, bien décidés à "emmener les Français en vacances avec eux", certes ils ont produit un bon niveau de jeu, certes ils ont un excellent gardien... mais quand même, et sans faire injure à leurs adversaires, bien que les Bleus aient commencé le match avec la visible intention de le plier au plus vite, ils n'avaient toujours marqué aucun but au bout de 45 minutes. Les occasions avaient été légion, c'est sûr, mais à force de jouer l'attaque les Français se découvraient derrière, ce dont ont très bien su profiter les Togolais pour s'approcher des 15 mètres et tenter des tirs parfaitement cadrés qui n'ont dû qu'à Barthez de ne pas terminer au fond des cages.

Bref, j'étais soulagée mais que ce fut dur ! Il fallait qu'ils songent sérieusement à hausser leur niveau de jeu s'ils voulaient espérer passer le tour suivant... ce qu'ils ont fait et bien fait, passant d'un coup du niveau n+1 à un niveau proche du n+3.

Du coup, forcément, le public français se réveille et la presse aussi. "Comme avant" titrait L'Equipe ce matin - ben voyons, "c'était mieux avant", c'est bien connu. Tout d'un coup la France se retrouve derrière "ses" Bleus, descend sur les Champs Elysées, ressort Gloria Gaynor, les écharpes et les drapeaux. C'est que le Brésil, ça rappelle des souvenirs à tout le monde, et à toutes les générations en plus, c'est ça l'avantage : la finale de 1998 bien sûr, mais aussi un autre quart de finale d'une autre Coupe du Monde, il y a tout juste 20 ans, sous un soleil de plomb, dans un stade planté à 1500m d'altitude au coeur de l'Amérique Centrale... Guadalajara, Mexique 1986, Platini, Giresse, Fernandez, toute une époque... mais j'aurai l'occasion d'y revenir ici-même avant samedi. ;-) Bref, les Cassandres ont arrêté de geindre, les faux haruspices ont rangé leurs couteaux et relaché leurs volatiles (non mais !), l'Union Nationale est décrétée, le Gouvernement respire et toute la Gaule (Toute ?...) est rangée en ordre de bataille derrière Zizou dans l'attente fiévreuse de samedi. Et là, c'est sûr, on va gagner...

Mais allez, ne boudons pas notre plaisir. La France s'est qualifiée en jouant bien, en démontrant ses vraies qualités et son vrai potentiel, l'espoir n'est pas vain. Mais il est vrai aussi que le Brésil de samedi prochain n'est pas celui de la finale de 1998, que les joueurs sont arrivés archi-favoris en Allemagne après de beaux éliminatoires, et que malgré deux matches décevants en poule ils restent une très grande équipe, une des meilleures du tournoi et une des meilleures que le Brésil ait eue depuis longtemps. Et puis ils n'ont jamais digéré la défaite de 1998... Le match va être difficile, il ne faut pas se faire d'illusions, et on a dans le fond plus de chances de le perdre que de le gagner, mais comme on le dit toujours, sur un match tout est possible, l'équipe de France a les joueurs et les qualités pour passer, on peut y croire. Simplement, elle ne se trouve plus dans une situation aussi favorable qu'en 1998, jouant une finale chez elle, devant son public, à l'issue d'un tournoi où elle était montée en puissance et en confiance au fil des semaines. Non, en réalité elle se trouve un peu dans la même situation... qu'en 1986 justement, avant le quart de finale (gagné) contre les Brésiliens à Guadalajara. Ah, Guadalajara...
Par Paléonora - Publié dans : Quand la mouette prend sa plume...
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Mercredi 14 juin 2006

Hé bien voilà, c'est parti pour un mois et tant pis pour les fans de pelote basque : la Coupe du Monde de foot a commencé, le ballon rond roule fièrement sur tous les écrans de télé et bouscule tout sur son passage. Exit les scandales politiques et les guerres entre prétendants au trône répubicain, exit les problèmes sociaux, exit la guerre au Darfour et les morts en Irak : qu'on s'en réjouisse ou non c'est la pause, on souffle. Deux semaines, sûres, à vibrer en bleu-blanc-rouge, et on espère même plus - et moi je suis sûre que ce sera plus, je ne suis pas aussi sévère que les journalistes sur le match contre la Suisse d'hier soir. Deux semaines au moins à discuter tactique dans son canapé : Henry, plutôt à gauche qu'en pointe, non ? Ribéry, moi je le ferais pas jouer tout le match, il est un peu tendre, quand même... Et puis devant, un duo Saha-Trézéguet en attaque devant Zidane, ça aurait vraiment de la gueule, surtout avec Makélélé derrière en récupérateur, pourquoi Domenech le fait pas ? Quand tu penses qu'il a même pas pris Giuly : ce mec il met le feu, avec lui, c'est sûr qu'on aurait plus de percussion...

Pour ma part, mes deux prochaines semaines vont être très occupées et je ne pourrai pas tellement suivre d'autres matches que ceux des Bleus. Dommage mais c'est pour la bonne cause, et en attendant, je me la joue béret basque et saucisson sur mon fond d'écran d'ordinateur...

Pas mal, non ? ;-)

Par Paléonora - Publié dans : Quand la mouette prend sa plume...
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Mardi 9 mai 2006
Comme me l'a fait remarquer mon ami Joël, on est au mois de mai et à en croire mon blog, j'en suis toujours à scruter le bulletin d'enneigement. Bon, je vous rassure, mes trois semaines d'été austral à Noël ne m'ont pas fait perdre le sens des saisons, la semaine de ski (sous la neige, ça oui) est loin derrière moi, depuis les cloches m'ont apporté plein de chocolat à Pâques et aujourd'hui, c'est la fête de l'Europe.

Mais que voulez-vous raconter, aussi, quand il n'y a rien de particulièrement nouveau ni de joyeux à annoncer ? Pour écrire, encore faut-il en avoir la matière, l'envie et l'inspiration... Au rang des dernières nouvelles : je n'ai pas obtenu ma mutation, ce n'est donc pas encore cette année que je vais rentrer chez moi, j'ai pas mal vu la Belgique ces derniers temps, j'ai donc bu pas mal de bière, il pleut, et je réfléchis à un déménagement (un vrai, avec les cartons, le camion et tout) assorti de l'acquisition probable d'un quatre-roues avec moteur et carrosserie. La SNCF va perdre une bonne cliente... mais, la nature, elle, va gagner une nouvelle pollueuse.

Ah si, il y a des bonnes nouvelles quand même, au rayon sportif : on est champion de France pour la cinquième fois consécutive, ce qui n'est quand même pas mal, et puis
il y a une semaine, on mis aux voisins en Vert la pâtée qu'ils méritent, et en beauté avec ça. Mais bon, perdu au milieu du reste, ça passerait presque inaperçu...
Par Paléonora - Publié dans : Darnes de vie
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Lundi 20 février 2006
... je le surveille d'un oeil anxieux !

Et aujourd'hui, bonne nouvelle : il a neigé, et pas qu'un peu. Chouette chouette chouette !!!
(tiens, faut pas que j'oublie de faire farter mes skis, moi...)
Par Paléonora - Publié dans : Mouette des montagnes
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Samedi 18 février 2006
Hé bien, un mois et demi que je n'ai plus pondu une seule ligne dans mon nid... J'ai eu du mal à me remettre de mon long voyage, on dirait !

Bon, il faut dire aussi que j'ai été bien occupée depuis mon retour, que j'ai d'abord eu un peu de mal à me réacclimater à l'hiver et à ses températures négatives (trois jours de chauds et froids suvis d'une bonne gastro), et que j'ai eu ensuite d'autres soucis en tête. Du coup, je n'ai pas mis mes photos d'Australie dans mon album et ce n'est pas bien - mais rassurez-vous, c'est prévu.

A présent que tout est rentré dans l'ordre, quoi de neuf ? Hé bien, d'abord que j'attends avec impatience d'être en congés à la fin de la semaine prochaine pour aller glisser avec bonheur sur la neige jurassienne (mais si, il y en a : de 30 à 50 cm dans le Haut, c'est assez pour faire du fond) et me faire chouchouter par ma famille, aussi ravie que moi quand je reviens humer l'air des sapins et du comté.
Autre nouvelle, j'ai bon espoir d'obtenir enfin ma mutation pour rentrer chez moi - la liste des postes vacants devrait paraître cette semaine. Si tout va bien, donc, je ferai mes cartons au début de l'été, et je croiserai peut-être sur l'autoroute nos belles troupes endimanchées qui remonteront, elles, l'A6 dans l'autre sens, pour aller battre le pavé des Champs Elysées au rythme des marches militaires. Bref, il se profile pour moi un week-end du 14 juillet aux petits oignons, et j'espère qu'il tiendra toutes ses promesses...

Ah, autre chose, aussi, quand même : à la grande joie de mon ami Joël qui me tanne depuis des années pour cela, et à la mienne aussi, bien sûr, mon nid devrait bientôt être officiellement installé au sommet du Phare (c'est même son gardien qui me fait toute la déco...) et son adresse aura pour forme paleonora.lephare.be. Cela me permettra de fusionner ce blog avec mes pages persos que je n'ai jamais mises à jour depuis qu'elles sont en ligne, c'est à dire depuis septembre 2004...

Bon, ben j'en avais des choses à dire, finalement ! Toujours aussi bavarde, la mouette... ;-)
Par Paléonora - Publié dans : Extra frais
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